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Journal d’un étranger
par al.jes

Rentrer au pays…

10 h 30, hier soir. Le chauffeur vient me chercher. Il m’aide à descendre les valises, et nous partons. En route, nous discutons de choses et d’autres, puis le terminal est là. Je passe une première sécurité et me dirige vers le guichet.

J’ai trop de bagages, me dit l’employé de la compagnie aérienne. J’avais pourtant choisi la compagnie parce qu’ils autorisent quarante-cinq kilos ! Oui, reprend-il, mais j’en ai soixante avec moi. Oups !

J’explique à ce monsieur que je déménage, et cela suffit : je peux emporter mes soixante kilos de bagages. Il me tend ma carte d’embarquement, je le remercie chaudement, et c’est le tour de passer la douane et… une seconde sécurité.

À la porte d’embarquement, je m’assieds et songe à ces derniers jours. Les dernières tâches. La soirée d’au revoir autour d’un jeu de rôle et d’une fondue du Sichuan. Le dernier week-end. Le repas avec une amie kényane quelques heures plus tôt, et la conversation animée que nous avons eue…

Puis je me tourne vers l’avenir. Je songe à mon retour en France, à ceux que je vais revoir, aux futurs projets… La porte d’embarquement s’ouvre sur une troisième et dernière sécurité, puis je monte à bord. Dans ce cocon d’acier et de génie humain, qui m’emporte au-delà du ciel.

L’annonce de sécurité avant l’envol est… spéciale. Qatar Airways ne fait pas dans la sobriété, pour dire les choses simplement : musique enjouée, footballeurs et autres stars, montage festif… C’est pour le moins inhabituel…

Quelques heures plus tard, je fais une escale à Doha, Qatar, puis nouvel embarquement. En complément du message de sécurité, une annonce du pilote : les téléphones doivent être en mode avion, sauf les Samsung, qui doivent être éteints. Je ne sais trop dire s’il s’amuse de la polémique récente ou prend une véritable mesure de sécurité.

En décollant, on voit les marinas et les îles artificielles par le hublot, puis la mer de nuages. Je me repose devant quelques films, et nous arrivons à Bruxelles. Ici, premier choc : à Nairobi et pendant le premier vol, les gens parlaient anglais, arabe ou swahili ; à Doha et pendant le second vol, les gens parlaient anglais ou arabe… mais à l’atterrissage, les gens ont commencé à décrocher leur téléphone pour prévenir leurs proches… en français ! Je n’y étais plus habitué…

Bref, me voilà rentré au pays. Ça fait tout drôle.

Publié le 03.10.2016. Lien permanent. Retourner en haut.

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