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Journal d’un étranger
par al.jes

Mombasa

Indian Ocean

Avant-hier, 7 h du matin. Le bus de nuit arrive à Mombasa, après dix heures de trajet. Je n’ai presque pas dormi, à cause du cahot de la route. J’avais commandé un logement sur AirBnB, et un chauffeur de tuk-tuk m’aide à le chercher. Longtemps. Très longtemps. Et pour cause : l’adresse indiquée par mon hôte n’existait pas ! Et bien sûr, cette dernière ne répondait pas au téléphone. Plus le temps passé, plus j’étais persuadé d’être tombé sur une arnaque…

Après deux heures à tourner en rond, mon hôte m’appelle enfin : elle vient de se réveiller. Elle m’indique la bonne adresse, et je m’y rends. L’ironie, c’est que je suis passé plusieurs fois devant l’immeuble, sans l’identifier. Je donne un gros pourboire au chauffeur de rickshaw, qui l’a bien mérité, et découvre la chambre que j’ai commandée. Elle m’offre le repas, puis je prends une douche et me repose après cette nuit et matinée éprouvante.


Au programme du week-end, une longue ballade en moto-taxi m’a permis de découvrir la ville, encore moins densément peuplée que Nairobi. Avant que les colons anglais ne s’installent dans les montagnes, fondant Nairobi, c’était une ville très importante.

Encore aujourd’hui, on trouve les traces du port majeur qu’était Mombasa jusqu’au siècle dernier : d’importantes communautés arabe et indienne, et une architecture à la croisée de ces cultures. On y trouve aussi un héritage colonial, mais pas aussi important. D’ailleurs, la région est plus musulmane que chrétienne, contrairement à Nairobi, et j’y ai également vu deux mandir (temples hindous).

Palm & Mosque

Cet héritage multiculturel est aussi à l’origine de la langue swahilie, hybride entre une langue bantoue et arabe, et se retrouve dans la cuisine locale. J’ai par exemple goûté un ‹ biryani › bien étrange : il n’y avait que trois des quatorze épices normalement essentielles au biryani indien, et il était accompagné d’un légume vert au goût proche de l’épinard ou de la feuille de bette, complètement absent de la recette indienne.

Le mélange architectural est d’autant plus visible dans le quartier historique, que j’ai visité à pied avec, d’après les passants que j’ai rencontré ‹ le meilleur guide du quartier › (vraisemblablement, ils étaient amis)…

Mosque #2

J’avais aussi prévu de faire de la plongée sous-marine (la côte de Mombasa à Zanzibar est apparemment le meilleur endroit d’Afrique pour cette pratique), mais le drapeau rouge était levé. Tant pis.

En revanche, mon hôte m’a offert une belle surprise, samedi soir, en m’invitant à une soirée privée. Elle est golfeuse professionnelle, et jouis dans le club où la soirée se passait du statut de VIP. En arrivant, elle m’a présenté à tous comme un ami, et s’est assurée que je profite du même traitement, avec un serveur attitré et autres privilèges du genre… Pas désagréable, même si ça fait bizarre…

Pour finir, j’écris ce billet dans le bus de nuit qui me ramène à Nairobi. J’arriverai juste à temps pour prendre une douche et me rendre directement au bureau. Je sens que la journée va être difficile !


Images : Indian Ocean, Palm & Mosque et Mosque #2, par ma pomme.

Publié le 08.08.2016. Lien permanent. Retourner en haut.

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