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Journal d’un étranger
par al.jes

Les Transports kényans

Lorsque j’habitais encore en Europe, la question des transports était fort simple. En ville, j’utilisais principalement le métro et la marche, accessoirement le bus. Entre les villes, c’était soit le train, soit la voiture.

Quand je suis parti habiter en Inde, le rickshaw s’est ajouté à l’équation, principalement dans sa version motorisée, aussi nommée auto ou tuk-tuk, mais parfois dans sa version traditionnelle. Occasionnellement, il m’est aussi arrivé de monter à l’arrière d’une moto. Ensuite, pour aller de ville en ville, les distances étant ce qu’elles sont, il fallut prendre l’avion. Parfois, un bus de nuit.

En arrivant au Kenya, j’ai fait le bilan des moyens de transport utilisables.

Pour commencer, les distances sont plus courtes, et l’avion est moins justifié. Pour changer de ville, je prendrai plutôt le bus de nuit.

Ensuite, il y a au Kenya un système de bus privés appelés matatu. D’ailleurs, j’aime beaucoup l’étymologie de ce mot : originellement, c’étaient souvent des minibus avec quelques rangées de trois sièges. ‹ Ma › est en swahili une marque du pluriel, et ‹ tatu › signifie ‹ trois › : ‹ plusieurs fois trois (sièges) ›. Depuis, les matatu sont devenus de grands bus très décorés, et les adolescents peuvent en laisser passer plusieurs pour choisir de monter dans un matatu ‹ plus cool › : peint à leur goût, avec un chauffeur connu pour être sympa, ou ayant un DJ à bord. Tout est bon pour attirer la clientèle.

Matatu

On trouve aussi quelques rickshaws, et de nombreuses motos-taxis, pratiques pour prendre des photos depuis l’arrière du véhicule. J’en utiliserai sans doute lorsque je visiterai.

Cependant, ces transports ne sont pas particulièrement adaptés pour faire la navette entre chez moi 1 et le bureau. En effet, les matatu impliquent d’attendre parfois plusieurs dizaines de minutes, sans grille d’horaires ni régularité. Les motos-taxis et rickshaws ne sont pas aussi fréquents qu’en Inde, et on ne peut pas les héler dans la rue : il faut se rendre à la station la plus proche, qui peut être assez éloignée, et les taxis ordinaires sont réputés malhonnêtes et chers.

Heureusement, il reste une autre solution : Uber est bien implanté à Nairobi, offrant un service réputé de qualité (confirmé jusqu’à présent) et bon marché. Je n’attends pas longtemps (au pire quelques minutes), et la voiture vient me chercher où je me trouve. Au pire, l’application me donne le numéro du chauffeur et lui donne le mien, donc on peut se retrouver facilement.

Du coup, il y a de fortes chances que ce soit mon mode de transport principal 2.


Image : Matatu, par ma pomme.


  1. En passant, j’ai déménagé hier dans un minuscule studio assez sympathique, dans un quartier très chouette. 

  2. M.-à-J. du 13 septembre : Depuis plus de deux mois que je suis arrivé, ce pronostique quant aux transports s’est vérifié. J’ai pris un rickshaw, deux motos-taxis, deux bus de nuit, aucun taxi ni matatu (même si j’aime voir passer ces derniers), et d’innombrables voitures Uber. Pas une seule fois le service fut mauvais, et j’ai eu de nombreuses conversations très intéressantes avec des chauffeurs particulièrement chaleureux. 

Publié le 15.07.2016. Lien permanent. Retourner en haut.

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