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Journal d’un étranger
par al.jes

À la découverte du Vietnam

Cocarde

Enfin, j’atterris à Saigon, après vingt-quatre heures de trajet. J’ai tout fait à l’envers, commençant par la scène du coucher de soleil, splendide, sur la superhighway1. Après un repas à l’aéroport de Mumbai, je m’envolai pour Kuala Lumpur (Malaisie). Là, quelques heures d’escales 2 derrière une baie vitrée d’où je pouvais voir les avions partir, et je décollai à nouveau, pour finalement arriver au Vietnam. Je passai la douane, pris un taxi, et arrivai à l’hôtel.

Ce fut un véritable plaisir, que de retrouver une bonne partie de ma famille. En effet, je n’étais pas simplement parti pour voyager, mais avant tout pour fêter le mariage de mon cousin Bertrand et de sa promise, Tao. Je commençai donc par discuter avec les cousins, cousines, oncles et tantes, et je fis la connaissance des autres invités.

Je me suis beaucoup amusé quand, sur la route qui nous menait à l’église, j’ai entendu les remarques de ma famille quant à la circulation… Mes parents, qui se souvenaient de leur séjour en Inde deux mois plus tôt, trouvaient comme moi ces remarques exagérées. Quand on connaît les extrêmes, on n’est plus aussi sensible aux nuances, j’imagine.

Quoi qu’il en soit, le mariage s’est très bien passé, et nous avons profité du jour suivant pour nous reposer. Nous avons quand même profité de la journée pour nous promener en ville, entre un jardin botanique, le Palais de la réunification (l’ancien palais présidentiel du Sud-Vietnam), et un marché en plein air. C’est le mercredi que le voyage a vraiment débuté et, pour commencer, nous prîmes un avion pour Hanoï.

Courtyard

Le pays est très rural et, contrairement à l’Inde, où les villes offrent un réel contraste, cela se voit dans les rues, les maisons basses, la faible densité… Ce qui me frappe, aussi, c’est la proximité culturelle avec la Chine, que j’avais visitée en 2011, à l’occasion d’un autre mariage. Notre guide appelle d’ailleurs son pays le ‹ Petit Frère › (de la Chine). S’il y a bien des différences, on sent une influence non négligeable.

Après une journée à Hanoï, nous partîmes pour la baie d’Halong, où nous sommes montés à bord d’un bateau de croisière. Nous étions en train de déjeuner quand le bâtiment s’est mis en branle, et tout devint de plus en plus féerique. Le paysage, véritable monument naturel, se compose de pitons rocheux sortant abruptement de la mer, et nous sommes épatés devant tant de beauté. Nous sommes restés un peu moins de vingt-quatre heures dans ce décor, dont je garderai un souvenir impérissable.

Welcome to Halong Bay

En rentrant à Hanoï, nous avons assisté à une pièce de théâtre de marionnettes aquatiques, très poétique, chaque acte ouvrant une fenêtre sur un monde aussi bucolique que magique.

Le lendemain, nous sommes allés visiter Duong Lam, un petit village traditionnel. Un attrape-touristes, en fait, mais, en m’écartant un bref moment du groupe, j’ai pu prendre le thé et des gâteaux de riz gluant avec une grand-mère avec des dents noires à force de chiquer le bétel… Scène inattendue et monstrueusement cool, mais il me fallut ensuite courir pour rattraper le groupe —presque déjà retourné au bus.

Au soir, nous avons pris un train de nuit assez cossu, direction Lao Kay, non loin de la frontière chinoise. De là, deux minibus nous emmenèrent à Sapa, où nous avons rencontré des ethnies minoritaires… Dao, Giày, et surtout H’mong 3. Les tenues sont magnifiques, extraordinairement colorées et laissant une belle place aux motifs.

Lili

Alentour, nous avons visité quelques villages vivant de tourisme et de riziculture, mais, hélas, la saison n’était pas idéale : les vallées étaient couvertes de brumes et nous étions arrivés après la récolte du riz.

Après deux jours à Sapa, nous prîmes un second train de nuit, qui nous ramena à Hanoï, et… c’est ainsi que se finit notre première semaine au Vietnam. La suite au prochain épisode…


Images : Cocarde, Courtyard, Welcome to Halong Bay et Lili, par ma pomme.


  1. Les autoroutes indiennes sont très vivantes, avec leurs commerces qui tiennent lieu de bandes d’arrêt d’urgence, les gens qui traversent à pied ou roulent à contresens et, bien entendu, les animaux qu’il s’agit de ne surtout pas écraser. Du coup, pour la seule voie d’Inde au standard européen des autoroutes (allant justement de Pune à Mumbai), il fallut forger un nouveau terme : la super-autoroute ou, en anglais, superhighway

  2. La Malaisie a beau être un pays musulman, les femmes y portent des vêtements près du corps. À un moment, j’ai même vu une dame avec un haut presque entièrement en dentelle, à l’exception de l’avant du tronc, dévoilant ses bras et un joli dos nu… Quel contraste avec l’Inde et son excessive pudeur ! 

  3. Je souhaitais justement en renconter depuis quelques années, alors que j’en avais vu quelques-uns en portrait, au détour d’un livre. C’est maintenant chose faite ! 

Publié le 22.02.2016. Lien permanent. Retourner en haut.

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