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Journal d’un étranger
par al.jes

Lucknow

Dès l’été 2014, c’est-à-dire à peine avais-je appris ma réussite au concours d’entrée de mon école et mon proche départ pour l’Inde, j’invitai ma famille à me rendre visite à l’occasion. Après tout, je partais pour au moins deux ans —j’ignorais alors que je devrais refaire mon visa en France.

À force de persévérance, j’ai finalement convaincu mes parents de venir passer Noël ici… Vous imaginez ma joie. Dès la décision prise, je m’efforçai prestement de préparer le voyage, de réserver les avions, etc. Un peu trop prestement, en fait, mais ceci est une autre histoire.

Tout commence lundi dernier, donc, dans un avion qui me mène à Delhi. J’ai rarement aussi bien calculé les temps d’attentes : l’avion décollant à dix heures et quart, je suis parti à huit heures et demie ; le temps d’arriver à l’aéroport, de faire la queue pour le guichet et de faire la queue pour la sécurité, je suis arrivé pile à temps pour faire la queue pour l’embarquement.

Bref. Ce fut un plaisir de retrouver Delhi, ses longues avenues aux trottoirs surélevés bordés de jaune et noir, l’hôtel où j’avais séjourné en juin dernier… Je n’y reste qu’une nuit, et vais dès le lendemain vers l’aéroport. C’est là que j’ai retrouvé mes parents, avant de nous diriger tranquillement vers notre vol suivant, à destination de Lucknow.

A Mosq

Nous arrivons donc tous trois à la cité des nababs, où nous cherchons un hôtel. En chemin, les parents découvrent les routes indiennes et la vivacité qui y est de rigueur. Ils commentent en observant, et je m’amuse de constater qu’ils produisent les mêmes remarques que moi lors de mon arrivée sur le sous-continent…

Le temps de s’installer, il est l’heure du dîner et mon père nous déballe un foie gras fait maison. Quel régal ! Après une promenade digestive, nous terminerons le repas et la journée avec trois parts du gâteau au chocolat que ma mère prépare souvent lors des grandes occasions.

Lucknow #2

Le lendemain matin, nous entamons la journée par la visite d’une sorte de petit palais d’inspiration moghole, la Bara Imambara, où des salles dominées par le vert pâle et le blanc sont magnifiées par des plafonds ouvragés. Nous compléterons la journée avec une promenade, un peu de repos dans un parc, puis quelques courses dans une rue commerçante. Ce sera aussi l’occasion pour les parents de découvrir le goût immodéré des Indiens pour la photographie en compagnie de ces bêtes sauvages que sont les Occidentaux. Ils ne sont pas encore lassés et se laissent faire avec bienveillance. Pour ma part, je n’ose râler avec trop d’insistance : je me mets au portrait depuis peu…

Le lendemain suivra le même modèle, entre visite de mosquées, parcs, achats de souvenirs —nous sommes tombés sur une exposition de tissus où les parents achetèrent de nombreuses étoles— et ainsi de suite. En fin d’après-midi, on a visité un monument absolument ridicule dans son excès de grandeur, une sorte de Lincoln Memorial, mais pour le premier Premier ministre de l’Uttar Pradesh —l’état d’Inde où nous nous trouvons.

Esplanade

Hier, pour Noël, nous sommes allés au zoo, où nous sommes restés quelques heures, puis nous avons visité un ancien palais, maintenant un centre de recherche pharmaceutique. Sur le bord du parc, on pouvait voir quelques singes en cage, qu’un garde nous a interdit de photographier : le gouvernement fait des essais sur animaux, et ne veut pas que ça se sache. Meilleur moyen de garder un secret d’état : le dévoiler au premier inconnu croisé…

Nous sommes ensuite allés visiter The Residency, les ruines de la colonie britannique, entourée d’un parc où nous y profitâmes des dernières heures du jour. C’est devenu un lieu de détente pour les Indiens —riches, car l’accès est payant.

Pour le repas de Noël, nous sommes allés manger dans un palace, non loin de notre hôtel. Ce n’est pas le meilleur restaurant que j’aie rencontré en Inde, mais le poisson que j’ai pris était bon. Ma mère a eu moins de chance avec son mouton…

Nous nous sommes couchés tôt, en revanche : ce matin, nous nous sommes levés tôt pour prendre l’avion. Cependant, nous aurions pu prendre notre temps, car notre premier avion du jour était en retard. Le vol suivant, lui, était avancé, et nous avions peur de le manquer de peu, mais un agent au sol nous a guidés par des chemins de traverse jusqu’à l’avion suivant, qui nous attendait.


Images : A Mosq, Lucnow #2 et Esplanade, par ma pomme.

Publié le 26.12.2015. Lien permanent. Retourner en haut.

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