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Journal d’un étranger
par al.jes

La Quête du visa perdu - Le Retour

Après deux mois au Ghana, je finis bientôt mon stage. Mon programme était simple. Le 18 septembre, mon stage se termine. Le lendemain, je prends un avion pour l’Inde. Deux jours plus tard, je retourne en classe. Oui, était. J’ai encore eu des difficultés avec mon visa.

Mais laissez-moi vous conter cette nouvelle mésaventure. Fin août, j’ai commencé à réunir tous les documents nécessaires, et je me suis rendu mercredi dernier à l’ambassade. Sur le coup, j’ai tous les documents demandés sur leur site et je commence à avoir l’habitude des demandes de visas ; je prévois un ou deux petits problèmes, mais je me dis que ça devrait aller, dans l’ensemble.

Là, on me dit que je ne peux pas demander de visa étudiant, car je n’ai pas de permis de résidence. Allons bon… C’est bien la première fois qu’on me dit que je suis censé en avoir un —même la douane ne m’avait pas informé de cette démarche en arrivant, et je ne pensais pas en avoir besoin pour une période si courte.

Qu’à cela ne tienne, je demande des renseignements, et on me donne une adresse à laquelle écrire. J’envoie le courriel dès mon retour au bureau, cherche des informations en ligne… Je n’ai toujours pas reçu de réponse et ne trouve que des renseignements curieux, puisque les permis de résidences ne semblent que pour de longues durées.

Cependant, je ne m’inquiète toujours pas outre mesure. Je me dis que j’aurai mon visa un peu tard, mais sans plus. Les institutions officielles ne mettent pas toujours tout en ligne, ici. Je retourne donc, vendredi matin, à l’ambassade.

Là, on m’explique que, pour pouvoir demander un visa étudiant, il faut un permis de résidence d’au moins deux ans. Je n’ai un visa que pour trois mois ! On me donne la localisation des services d’immigration ghanéens, mais je ne vois pas pourquoi ils me donneraient ledit permis avec mon visa… Enfin, j’y vais quand même. On ne sait jamais… On me dit que non, pas de permis de résidence, et certainement pas aussi long.

Je retourne à l’ambassade, et la réponse est cette fois sans détour : ‹ Retournez en France et faites votre demande là-bas. › Sur quoi, la personne me jette mon dossier à la figure ! Je n’ai jamais vu ça, et les personnes qui ont assisté à la scène semblaient aussi choquées que moi.

En sortant, j’informe mes parents par téléphone, qui me suggèrent de demander à l’ambassade de France d’intercéder, et m’éviter les mille euros (minimum) de billets d’avion. Je n’ai pas beaucoup espoir que ça fonctionne, mais ça reste une bonne idée. Je cherche la localisation en ligne, et découvre que le service consulaire est fermé le vendredi. Soit, j’envoie un courriel, prévoyant de me rendre à l’ambassade ce matin.

Ce que je fis. Sans succès. La dame qui m’a reçu à l’ambassade m’a expliqué qu’elle avait eu le même problème, avec un visa diplomatique, et qu’elle avait dû rentrer en France faire sa demande. Soit. Je paierai donc l’avion.

Joie intersidérale…

Publié le 07.09.2015. Lien permanent. Retourner en haut.

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