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Journal d’un étranger
par al.jes

Jaipur

Le Palais des vents

Tout commença en janvier dernier. Deux amis indiens m’avaient proposé de me joindre à eux pour les vacances de printemps. Au programme, nous comptions aller au Ladhak, contrefort occidental de l’Himalaya. Malheureusement, le climat local, très froid en cette saison, les convainquit d’annuler à la mi-février. Je proposai donc un plan de secours, consistant à se rendre au Rajasthan, et ils furent enthousiastes à l’idée. Malheureusement (bis), la culture indienne suppose que l’on demande l’autorisation des parents tant qu’on n’est pas marié. L’un s’est essuyé un non catégorique, tandis que les parents du second ont profité du changement de programme pour lui acheter des billets d’avion l’amenant chez eux.

Résultat des courses : je suis parti seul au Rajasthan.


Le départ en vacances fut peu orthodoxe : je suis arrivé à l’heure à l’aéroport, mais l’avion a décollé sans moi. Chose extraordinaire en Inde, l’avion n’avait pas une demi-heure de retard, mais d’avance. La compagnie, reconnaissant facilement son erreur, m’a placé avec les autres voyageurs ayant manqué le décollage sur un vol pour Delhi, avec une correspondance le lendemain matin.

Je suis donc arrivé dimanche dernier, épuisé. J’ai trouvé sans trop d’effort un hôtel assez chouette pour pas trop cher, et ai entrepris de terminer ma nuit à peine étais-je installé. Quelques heures plus tard, après un bon somme et un repas revigorant, je suis sorti pour explorer la ville.

J’ai trouvé assez rapidement un chauffeur de rickshaw qui, découvrant qu’être Français ne m’empêche pas de parler correctement anglais (chose rare pour un touriste français), décida de me faire visiter la ville. Voici comment trouver un guide en Inde =)

Jaipur’s Gate

La ville est très belle, vraiment à part, à la fois profondément indienne, et très largement persane. On ressent clairement l’influence moghole, beaucoup plus qu’au Maharashtra. Le climat est incroyablement sec, avec une végétation de steppes. Rien d’étonnant, cependant : nous sommes aux portes du Thar, un important désert de dunes.

Au cours de la semaine, mon guide m’a fait visiter de nombreux temples, palais, musées… mais aussi m’a emmené dans les hauteurs des montagnes environnantes, où je me suis amusé à photographier la ville.

Over the Rooftops #8

En prime, j’ai profité de l’occasion pour des promenades en compagnie de singes, ainsi qu’à dos de chameau ou d’éléphant. C’est assez impressionnant, pour tout dire : on a beau se dire que l’éléphant d’Asie est plus petit que celui d’Afrique, il fait tout de même un étage de haut et sa démarche oscillante est peu stable, donnant quelques frissons à l’idée de tomber.

Par ailleurs, la première de mes deux promenades en pachyderme eut lieu en ville. Je déconseille l’expérience vivement, du moins pour la première fois : les câbles électriques étaient à trente centimètres de ma tête, ce qui ajoutait bien sûr au sentiment d’insécurité… Je me suis quand même laissé tenter une seconde fois, à la campagne, ce coup-ci, et ce fut beaucoup plus agréable.


Je suis rentré un peu avant midi et, le moins qu’on puisse dire, c’est que voyager en Inde demande certaines compétences. Par exemple, quand le chauffeur qu’on attendait ne vient pas et qu’on a un avion à prendre, il faut savoir trouver un rickshaw à quatre heures du matin, négocier avec quelqu’un qui ne comprend pas l’anglais, partager ledit rickshaw avec quelques fêtards qui ont déjà des affaires, et voyager avec un sac sur les genoux, un autre entre les jambes et la valise tenue à bout de bras hors dudit rickshaw (du moins jusqu’à l’arrivée chez lesdits fêtards où j’ai eu toute la place). Ce n’est pas à refaire tous les jours, mais je suis arrivé suffisamment en avance pour mon vol.


Images : Le Palais des vents, Jaipur’s Gate, Over the Rooftops #8, par ma pomme.

Publié le 14.03.2015. Lien permanent. Retourner en haut.

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