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Journal d’un étranger
par al.jes

Mamallapuram

Gone Again

Après deux heures de route au travers d’un paysage qui aurait tout des Landes si les pins n’avaient été remplacés par des palmiers, le taxi est arrivé à sa destination.

Mamallapuram est un village de pêcheurs construit à côté de ruines multimillénaires, riche en graveurs sur pierre, en boutiques de vêtements, en restaurants, en hôtels et, vous vous en doutez, en touristes occidentaux. Quant à la guesthouse que m’a conseillée Païkan, elle se trouve dans une rue secondaire, presque piétonne. Le lieu est un petit paradis et je me demande si je n’y resterais pas deux nuits plutôt qu’une. Ce que j’aurais fait, si le village n’était pas si petit.

Après m’être installé, j’ai déjeuné dans un petit restaurant avec un œuf sur le plat, une crêpe aux champignons et un jus de goyave, puis j’ai déambulé dans les rues, sans véritable but. En arrivant près d’un parc où la roche semble prendre le pas sur la flore, je me laisse tenter et grimpe sur les rochers pour sauter de l’un à l’autre, en souvenir de mon enfance. Au bout d’un moment, l’effort est récompensé, et j’aperçois deux singes, qui se laissent photographier.

Monkeys

Quand je finis par laisser ces pauvres primates en paix pour me diriger vers un ancien phare que je vois perché sur le roc le plus haut, je croise un couple d’Américains visant le même objectif. Nous faisons une petite course en haut des rochers, puis je me laisse distancer pour prendre en photo le magnifique paysage qui s’offre à moi.

Une fois le phare atteint, je redescends pour jeter un œil à quelques petits temples creusés dans la roche, que j’avais entr’aperçus d’en haut. Puis je quitte le parc et m’engouffre de nouveau dans les rues du village. En m’approchant du rivage, un grand temple se présente à moi, que je décide de visiter. Au moment de payer l’entrée, je constate une fois de plus cette attitude toute particulière qu’ont les Indiens à l’égard des étrangers : le billet coûte dix roupies pour un Indien, et deux cent cinquante pour un étranger. Ça m’a presque gâché la visite, pour le coup.

En sortant du temple, je me suis rendu sur la plage avant de retourner à la guesthouse. Je m’y suis reposé, avant d’aller dîner d’une salade composée, d’un sizzler et d’un milk shake coco-banane-ananas. Un régal.


Ce matin, en me levant, je suis allé déjeuner d’un œuf sur le plat, d’un thé au citron, d’une crêpe à la banane et d’un jus d’ananas. Puis, constatant que j’avais déjà vu ce qu’il y avait à voir, je me suis mis en quête d’un taxi bon marché. Je l’ai trouvé, et nous sommes partis pour Auroville, non loin de Pondichéry.

Païkan m’ayant (encore) donné une adresse, je m’y suis rendu. La maison est très bien, mais un peu à l’écart. J’ai profité du calme de l’endroit pour faire une sieste, puis je suis parti pour une longue promenade en forêt.

The Road

La difficulté fut, au soir, de trouver un restaurant. Ce fut impossible, et je me suis retrouvé à réveillonner dans une pizzeria infâme ; le genre d’endroit où l’on se demande quel aliment nous a fait contracter le plus de maladies. Pour le coup, je regrette franchement de ne pas être resté me reposer à Mamallapuram. Tant pis. Demain, j’irai finalement à Pondichéry.


Images : Gone Again, Monkeys et The Road, par ma pomme.

Publié le 24.12.2014. Lien permanent. Retourner en haut.

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