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Journal d’un étranger
par al.jes

Cinéma, le retour

Petite anecdote aujourd’hui : je suis allé dans un cinéma commercial, récemment…

Je vous avais déjà raconté l’expérience d’un cinéma en Inde via le cinéma du campus, mais, un cinéma commercial, c’est une autre affaire. Pour commencer, on entre dans la salle pour une unique publicité, mais très longue —cinq bonnes minutes— et très kitch. Bon, c’est l’Inde, donc le kitch est plus ou moins inévitable.

Non, ce qui m’a surpris, c’est que la publicité fut suivie d’une invitation à se lever pour honorer l’hymne national. Eh si… nous avons eu droit au drapeau indien projeté à l’écran, flottant au vent des effets spéciaux, pendant que les locaux se levaient et commençaient à chanter en chœur avec les haut-parleurs dans un ensemble plus que douteux. Ceux qui notèrent que mon camarade français et moi ne nous étions pas levés nous jetèrent un regard noir —il faut dire que nous contrôlions assez mal notre envie de rire face au ridicule du spectacle—, puis tout le monde se rassit et le film —Interstellar, de Christopher Nolan— pu commencer.

La seconde surprise fut au beau milieu du film —superbe, par ailleurs—, lorsque ce dernier fut mis en pause au milieu d’une réplique, pour un entracte d’une dizaine de minutes, riche en publicités. Oui, ils l’ont fait… Bref, prenant notre mal en patience, nous restâmes devant les publicités en hindi ou marathe, pour constater combien le langage visuel autochtone diffère de celui que nous connaissions en Europe. Prenez, par exemple, une réclame pour du shampooing. Nous avons cru à une publicité pour du parfum, jusqu’à ce que l’on voie la jeune protagoniste prendre une douche habillée et verser ledit produit sur une fleur en papier. Le puritanisme produit des merveilles…

Cet endroit est merveilleux. On croit s’y habituer, puis une nouvelle étrangeté vous frappe en pleine face. Difficile de s’en lasser.

Publié le 30.11.2014. Lien permanent. Retourner en haut.

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