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Journal d’un étranger
par al.jes

Game Jam!

Magic Giant Tatoo

Cela fait un petit moment que j’ai envie de vous parler de mes expériences en game jam, mais il aura fallu une discussion avec l’un de mes enseignants sur les vertus pédagogiques de l’exercice pour que je m’y résolve enfin.

Une game jam, pour ceux qui l’ignorent, est une compétition entre créateurs de jeux, où l’objectif est de produire un prototype jouable sur un court laps de temps (une semaine, un week-end…), souvent avec un sujet donné. Pour résumer ce que mon professeur m’expliquait, une game jam, parce qu’elle pousse à mettre les mains dans le cambouis et à s’essayer à d’autres postes que celui auquel on est habitué, est un très bon moyen d’apprendre ce que font d’ordinaires nos camarades graphistes ou programmeurs, permettant une interdisciplinarité qui s’avérera utile si l’on intègre une petite équipe, travaillant sur de petites productions (voire si on se retrouve à travailler en tant qu’indépendant). En revanche, c’est un exercice superflu si l’on souhaite intégrer une grosse entreprise, où chacun est censé se spécialiser sur un petit ensemble de tâches précises.

Quoi qu’il en soit, j’ai participé à deux game jams jusque maintenant, et d’autres suivront. Parce qu’une game jam, avant d’être un exercice plus ou moins utile, c’est fun. C’est difficile, ça représente beaucoup de travail sur peu de temps, les adversaires ont souvent un bon niveau, mais, que l’on gagne ou que l’on perde, on a créé quelque chose de chouette sur peu de temps.

Ma première game jam fut en septembre dernier, moins d’un mois après avoir intégré Supinfogame. L’école a payé l’inscription pour ma promotion, si bien que nous avons participé entre camarades, apprenant à mieux nous connaître en même temps que nombre d’entre nous découvrions être capables de produire un prototype jouable en quarante-deux heures. Le résultat était incomplet, et certainement pas exempt de bug, néanmoins était-il jouable. Je vous laisse imaginer la griserie qui nous habita à la fin de la compétition.
Lors de cette jam, nous avions le choix entre deux sujets : animaux et gravitation. Nous avons proposé Space Scavenger, un jeu de plateforme 2D où le héros, un braconnier qui parcourt la galaxie à la recherche d’animaux rares, peut contrôler la gravité autour de lui. L’image ci-dessus présente l’animal à capturer au premier niveau, un tatou magique géant.

La seconde game jam à laquelle j’ai participé fut organisée par l’école, dans le cadre d’une semaine intensive. Le concept de la semaine intensive est le suivant : on reçoit le lundi un exercice très difficile, qui nous pousse à travailler tard le soir, à dormir peu ou pas du tout, avant de rendre son travail le vendredi après-midi. La semaine qui précédait les vacances de Diwali, l’objet de notre semaine intensive fut une game jam pour laquelle nous devions partir d’un jeu classique, puis en inverser les rôles. Notre équipe a choisi de créer un Donkey Kong où le joueur incarne Donkey Kong et lance des tonneaux sur Mario pour l’empêcher d’atteindre la princesse. En plus d’amuser les enseignants, notre jeu était presque exempt de bugs, ce qui est plutôt chouette.

Juste après cette semaine intensive, certains de mes camarades ont participé à une autre game jam. J’ai pour ma part préféré partir en vacances cette semaine-là… Toujours est-il que mes camarades ont gagné la compétition, et un stand lors du salon professionnel où nous avons passé ces trois derniers jours. J’ai été très content pour eux, et donc leur ai donné un petit coup de main pour installer et tenir le stand. Maintenant, j’attends avec impatience la prochaine game jam !


Image : Magic Giant Tatoo, par ma pomme.

Publié le 16.11.2014. Lien permanent. Retourner en haut.

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